Ce que le post-partum nous apprend… et pourquoi nous avons besoin de rituels
Ici, tu ne viens pas seulement commander des soins.
Tu viens peut-être chercher autre chose, sans toujours savoir quoi.
Un écho. Un mot juste. Une reconnaissance silencieuse.
Parce que certaines périodes de la vie ne se traversent pas seules. Et pourtant, beaucoup de femmes les traversent en silence.
Avant, pendant, après : la maternité comme une traversée
On parle souvent du post-partum comme d’un “après”. Mais la vérité, c’est que la transformation commence bien avant.
Dès la grossesse, le corps change, l’esprit s’inquiète, le cœur s’ouvre et se fragilise à la fois.
Puis vient la naissance. Et avec elle, une vague immense.
Et après…il y a ce temps dont on parle trop peu. Ce temps flou où l’on n’est plus tout à fait celle d’avant, et pas encore celle que l’on deviendra.
Le post-partum n’est pas seulement une période physique. C’est une métamorphose émotionnelle, mentale, identitaire.
La fatigue, la vraie
Il y a la fatigue qu’on peut expliquer.
Et puis il y a celle qui ne se raconte pas.
Celle d’être constamment sollicitée. Celle de devoir penser pour deux, pour trois, pour toute une maison. Celle de porter la charge mentale, jour et nuit, sans pause réelle. Cette fatigue-là ne se voit pas. Mais elle pèse lourd.
Quand on n’arrive plus à dire ce qu’on ressent
Beaucoup de femmes n’arrivent pas à mettre des mots sur ce qu’elles vivent. Parce qu’elles ont peur d’être incomprises. parce qu’elles se sentent coupables de ne pas être “assez heureuses”. Parce qu’elles ont appris à tenir, plutôt qu’à dire.
Alors elles se taisent. Elles encaissent. Elles continuent. Mais à l’intérieur, quelque chose appelle à être entendu.
Le sentiment de solitude, même à deux
Il arrive aussi que le partenaire ne comprenne pas. Non pas par manque d’amour, mais parce qu’il ne traverse pas la même tempête intérieure.
On se sent seule. Même accompagnée. Même aimée. Et cette solitude peut être lourde à porter, parce qu’on aurait simplement besoin qu’on nous dise :"Je te vois. Ce que tu ressens est légitime.”
Pourquoi nous avons créé cet espace
C’est pour cela que cet espace existe. Pas seulement pour parler de soins. Pas seulement pour offrir des rituels à poser sur la peau.
Mais pour créer un lieu où la parole peut se déposer.
Ici, on parle de ce qui touche. De ce qui fatigue. De ce qui bouleverse.
Parce que se reconnaître dans un vécu, c’est déjà se sentir moins seule.
Parce que lire les mots d’une autre femme peut parfois apaiser ce que l’on n’arrive pas encore à dire soi-même.
Les rituels comme des points d’ancrage
Les rituels ne sont pas des gestes vides. Ce sont des moments où l’on se retrouve.
Une huile appliquée lentement. Un savon utilisé en conscience. Un soin qui devient une pause, même courte.
Ce n’est pas magique. Mais c’est réparateur.
Les Rituels de Mboumba sont nés de cette intention-là : rappeler aux femmes qu’elles ont le droit de ralentir, de ressentir, de prendre soin d’elles, même dans le chaos.
Une communauté, avant tout
Cet espace — que l’on appellera peut-être autrement demain , n’est pas un simple journal.
C’est un lieu de partage. De reconnaissance. De vérité.
Pour les femmes enceintes. Pour les jeunes mamans. Pour celles qui sont “après”. Pour celles qui portent encore les traces de ce qu’elles ont traversé.
Si tu te reconnais dans ces mots, sache que tu n’es pas seule.
Ici, on avance ensemble. Avec douceur. À notre rythme.
On croit souvent qu’il faut du temps pour aller mieux. Du vrai temps. Des heures entières.
Mais parfois, cinq minutes suffisent. Cinq minutes sans téléphone. Cinq minutes de silence. Cinq minutes à appliquer un soin lentement,
en respirant vraiment.
Le corps ne compte pas les minutes. Il enregistre la sensation. Et cette sensation, quand elle est douce, continue d’agir longtemps après.
Le rituel n’est pas une durée. C’est une intention.