Il y a des périodes où l’on ne se reconnaît plus.
La fatigue s’installe. La peau change. Les cheveux tombent. Les émotions débordent sans prévenir.
Alors on se dit que ça va passer. Que c’est dans la tête. Qu’il faut tenir.
Mais les hormones parlent. Et elles parlent juste.
Il y a des jours où tout semble trop. Trop lourd. Trop rapide. Trop intense.
Un mot de trop, une fatigue qui s’installe, une émotion qui déborde sans prévenir… Et souvent, on se juge.
On se dit qu’on exagère. Qu’on devrait “gérer”. Qu’on devrait être plus forte. Mais si, au lieu de se corriger… on apprenait à s’écouter ?
Les hormones ne sont pas nos ennemies. Elles sont des messagères. Des murmures du corps. Des rappels que quelque chose, en nous, demande de l’attention, du repos, de la douceur. Dans un monde qui nous pousse à être constantes, productives, solides en toutes circonstances…on oublie que nous sommes cycliques.
Vivantes. Sensibles. Puissantes aussi, dans ces vagues qui nous traversent. S’écouter, ce n’est pas faiblir. C’est honorer ce qui se passe en soi. C’est accueillir une larme sans honte. C’est ralentir sans culpabilité. C’est dire “aujourd’hui, j’ai besoin de moi”.
Et dans ces moments-là, même les plus inconfortables… il y a une force silencieuse qui naît. Une reconnexion. Un retour à l’essentiel.
Alors la prochaine fois que ça déborde, au lieu de te faire taire… écoute-toi.
Ton corps sait. Ton cœur aussi.
Et toi, tu mérites de te choisir, même dans le chaos. Elles ne demandent pas à être corrigées. Elles demandent à être écoutées.
Ralentir. Nourrir. Envelopper plutôt que lutter.
Dans ces moments-là, le soin n’est pas une solution miracle. C’est un point d’ancrage. Un moyen de dire au corps : je t’entends.
Ajouter un commentaire
Commentaires